Le Topo du 23 février 2018

 NB : Les topos du Conseil municipal, késako? Un rapide point sur les délibérations votées à Douai par la municipalité.

 

Le conseil municipal du mois de février est toujours un moment important puisqu’il correspond au débat d’orientation budgétaire. Concrètement, le maire va présenter les finances de la ville et l’opposition réagir sur les choix stratégiques qui ont été fait. La présentation qui suit est une copie de l’article de la VDN (n’ayant pu en effet assister au conseil municipal ce soir là).

1. Le retour de l’effet ciseaux

C’est un indicateur du bon – ou du mauvais – état de santé du budget communal et le maire l’a répété à plusieurs reprises : l’effet ciseaux est de retour au compte administratif 2017 (le solde du budget 2017) comme au budget prévisionnel 2018 (qui sera voté au conseil municipal du mois prochain).

Il faut ainsi comprendre que les niveaux de recettes et de dépenses de fonctionnement se rapprochent. Les recettes de fonctionnement ont tendance à stagner autour de 58 millions d’euros (+0,3 % entre les comptes administratifs de 2016 et 2017, +0,45 % entre les budgets prévisionnels de 2017 et 2018) alors que les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 2 % en 2017 (49 millions d’euros, dont 56 % de charges de personnel) et devraient stagner à -0,3 % cette année. «  L’effet ciseaux recommence très légèrement, mais il n’est pas encore significatif  », note Frédéric Chéreau.

Néanmoins, les conséquences sur la capacité d’autofinancement de la ville se font ressentir puisque l’épargne brute, qui était supérieure à 10 millions d’euros en 2016, était de 8 millions en 2017 et devrait être de 5 millions cette année. «  Mais on est toujours pessimistes sur le budget prévisionnel et on peut espérer que la rétractation ne soit pas si importante, même si on n’atteindra pas le niveau de 2017  », prévient le maire.

2. Le retour du recours à l’emprunt

Malgré ça, les finances de Douai se portent bien. Tellement bien que depuis l’an passé, la ville contracte de nouveaux emprunts. L’encours de la dette est de 37,4 millions d’euros, ce qui équivaut à 4 à 5 ans de délai de désendettement. Deux emprunts d’un total de 6 millions d’euros ont été contractés en 2017 et la municipalité table sur un besoin d’emprunt de 11,4 millions cette année. «  2018 est une des plus grosses années du mandat en termes d’investissements  », explique Frédéric Chéreau qui compte poursuivre la politique en faveur de l’attractivité du centre-ville.

Son opposition abonde dans ce sens et trouve même la majorité trop frileuse. «  Des taux aussi bas, c’est quand même très incitatif, estime Françoise Prouvost (Ensemble pour Douai). On pourrait imaginer accélérer certains investissements et en particulier, atténuer le contraste entre la rue de la Mairie et l’axe Carnot-Place d’Armes.  »

 

Autre point :

– La Taxe d’habitation : pas d’impact sur les comptes municipaux en 2018. L’objectif du gouvernement est de dispenser 80 % des ménages français de la taxe d’habitation. À Douai, 25 % des foyers n’en paient déjà pas et dans trois ans, ils seront 85 % à être exonérés. Traduction : le contribuable devrait payer quoi qu’il arrive.

 

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